Pierre Portocarrero senseï

Après notre stage de début de saison du 8 et 9 Octobre 2016 au dojo de la rue Pierre à Montereau 77130

Quelques informations utiles vous permettant de faire connaissance avec notre invité d’honneur

 

Ceinture noire & blanche

Pierre Portocarrero, le maître de la main des Tang

Pierre Portocarrero est l’un des plus grands experts de Karaté français. S’il a aujourd’hui délibérément décidé de pratiquer à l’écart des médias, focalisé sur une transmission de qualité plutôt qu’une diffusion superficielle, je me souviens de l’époque où nous avons la chance qu’il partage ses connaissances encyclopédiques dans des revues spécialisées, et participe régulièrement au Festival des Arts Martiaux.

Gembukan Tode ryu

Le Gembukan Tode ryu est une école de Karaté issue de l’enseignement du mythique maître de Karaté, Ogura Tsuneyoshi. Ogura senseï, que suivirent entre autres Henry Plée et Roland Habersetzer, fut notamment l’élève d’experts légendaires tels que Chotoku Kyan, ou Yabu Kentsu.

L’école de Pierre Portocarrero propose une pratique souple et martiale, transmise selon la tradition par le travail des kihons, katas et kumités. Le nom qu’il a choisi rend bien évidemment hommage à maître Ogura, mais souligne aussi par l’intermédiaire du terme Tode (main des Tang), les racines chinoises de sa discipline, qu’il a lui-même été étudier à Taïwan.

Portocarrero senseï est d’ailleurs l’auteur d’un des premiers livres que j’ai achetés et que je possède toujours, l’excellent "De la Chine à Okinawa – Tode, les origines du Karaté-do".

Couverture livre Portocarrero

Références :

ISBN     978-2-901551-36-2
EAN     9782901551362
Collection
Date de parution     1986
Auteur 1     Pierre PORTOCARRERO
Auteur 2
Format     24×17 cm
Nombre de pages     104 pages
Reliure     Broché dos carré

Vous pouvez encore vous le procurer ICI aux EDITIONS DE L EVEIL

Depuis son introduction au Japon en 1922, le karaté a été profondément modifié au cours des décennies. D’art martial, il a été transformé en sport et développé comme tel, depuis ces vingt dernières années surtout, aidé en cela par l’adaptation à la compétition. La source de toutes les formes de karaté, de quelque obédience qu’elles soient à travers le monde, se situe à Okinawa. Trois noms sont connus de l’immense majorité des karatékas : Gichin Funakoshi (créateur du Shôtôkan), Chojun Miyagi (fondateur du Gojû-ryû) et Kenwa Mabuni (père du Shitô-ryû). Le karate-dô est issu de la tradition chinoise millénaire. L’élaboration de ses techniques et de ses méthodes d’entraînement est fondée sur l’expérience de plusieurs générations, ce qui en a fait un art d’une grande sophistication, nécessitant un long et patient apprentissage.

Un livre de référence sans équivalent dans la bibliothèque des arts martiaux, un apport indispensable pour vos connaissances du karate-dô.

Ceinture noire & blanche

interview

(l’organisateur de la NAMT)

Rares apparitions

Je reçois de nombreuses sollicitations de pratiquants qui désirent participer à la Nuit des Arts Martiaux Traditionnels. Et j’avoue y être rarement sensible. En revanche j’ai toujours beaucoup de gratitude lorsqu’un expert de la qualité de maître Portocarrero accepte de venir présenter son travail, en particulier lorsqu’il a pris pour habitude de répondre négativement aux invitations. Je prends cela comme un encouragement, et un signe de reconnaissance de l’identité et de la qualité de la NAMT.

Pierre Portocarrero senseï avait accepté de participer à la première Nuit des Arts Martiaux Traditionnels, et je suis vraiment heureux et honoré qu’il soit de nouveau présent pour cette 9ème édition. Il sera en outre présent pour l’Aïki Taïkaï où il donnera un cours le samedi 23 de 10h30 à 12h00. Ne manquez pas cette occasion de vous initier à la main des Tang de l’école Genbukan avec un grand monsieur des arts martiaux.

"Les arts martiaux ne doivent pas être un but, une obligation de résultat. Mais doivent plutôt être un outil, un moyen de trouver un supplément d’humanité en nous."

"Notre problème en général, c’est que nous cherchons toujours des absolu. Soit je cherche l’absolu de ce qui va m’assurer la santé, l’absolu de ce qui va m’assurer l’efficacité, la sécurité maximale, alors que ça n’existe pas."

 

Issue de cette interview.

Ceinture noire & blanche

Chroniques

Anciennes chroniques de Pierre Portocarrero, parues dans des revues d’arts martiaux.

Le retour à la tradition

Novembre 1982, gymnase Georges Pompidou, à Vincennes, dans les couloirs, deux hommes en costume de ville sont en pleine discussion. Tout à coup, le plus petit des deux s’anime. Il se met à exécuter une suite de mouvements rapides et brefs. Impressionnant ! Je m’approche. Dans quelques instants, j’aurai fait connaissance de Gaby Faubert. Il me parlera de ce kata, « Passaï », qu’il vient d’exécuter sous mes yeux.

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Le retour aux sources

Il vous avait captivé au fil des mois avec sa chronique anticonformiste et passionnante : « Les Chemins de la Connaissance ». Spécialiste de l’histoire des arts martiaux, Pierre Portocarrero n’est pas simplement une encyclopédie vivante, mais également un technicien capable de vous expliquer l’évolution des katas, gestes à l’appui, avec les justifications de leurs différences et de leurs changements.

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Le respect est la base des relations entre maître et disciple

Pierre Portocarrero : Ce qui est frappant, c’est de constater combien pour le pratiquant, l’individu est sacrifié, qu’il le soit au nom du développement de la discipline ou même de l’image que l’on s’en fait. Dans un monde aussi médiatisé que le nôtre, où les moyens de communication sont développés à un niveau déjà ahurissant, on ne peut que déplorer le manque de communication entre les hommes et, en particulier, entre le maître ou le professeur avec le disciple ou l’élève.

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Ceinture noire & blanche

“Si tu es différent de moi, loin de me léser, tu m’enrichis”

Dragoncool mini

Hagakure

Hagakure 

Certains d’entre vous ont peut-être déjà lu ce livre “HAGAKURE” Le livre secret des Samouraïs.

Il est facile à lire et en fait correspond à un recueil de pensées avec des extraits d’un ouvrage colossale sur “le devoir du Samouraï”

En fait, ces maximes sont toujours d’actualité si l’on prend la peine de lire entre les lignes et peuvent correspondre à bien d’autres études comportementales pour son évolution personnelle.

Il est le livre de chevet de certains hommes d’envergures parfois sans aucun lien avec les arts martiaux qui peuvent y puiser des principes fondamentaux pour mener à bien leur entreprise et se faire respecter de leur entourage en bonne harmonie.

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En voici trois petits extraits qui me semblent intéressant pour notre évolution personnelle :

Celui qui a peu de connaissances devient vite prétentieux et se délecte à l’idée d’être considéré comme un homme compétent.

Ceux qui vantent leurs talents et s’estiment supérieurs à leurs contemporains seront inévitablement punis par quelque manifestation du ciel.

Un homme qui ne sait pas se faire apprécier des autres ne sera d’aucune utilité à personne malgré sa haute compétence. Celui qui travaille âprement et sait rester modeste, qui se réjouit de la position subordonnée qu’il occupe tout en respectant ses pairs, sera grandement estimé.

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Si vous désirez vous parfaire, le meilleur moyen pour y parvenir est de solliciter l’opinion des autres et de rechercher leurs critiques.

La plupart des gens tentent de se perfectionner en se fiant à leur seule faculté d’appréciation. Le seul résultat qu’ils obtiennent est de ne pas faire de progrès significatifs …

Les hommes qui recherchent les critiques des autres sont déjà supérieurs à la plupart.

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Nakano Jinémon avait coutume de dire : "un homme qui ne sert son maître que s’il est traité avec bonté, n’est pas un Samouraï. Celui qui le sert quand il est dur et déraisonnable est un Samouraï. Vous devez vous imprégner de ce principe".

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Ceinture noire & blanche

“Si tu cherches encore cette personne qui va changer ta vie,
regarde-toi dans le miroir”

Denislogocouleur

Bushido

Il suffit de se rendre sur internet pour avoir des tonnes d’informations à ce sujet, en voici un exemple qui me semble intéressant et compréhensible sans avoir fait des études supérieures.

Le code d’honneur en ce qui nous concerne de nos jours se résume plutôt et souvent à cela :

“Les arts martiaux commencent par la gratitude et finissent souvent par l’ingratitude”

Cette phrase de Minoru Mochizuki reprise par Claude Falourd est tellement vrai et à en croire leur histoire, il est clair qu’ils ont pu en prendre toute la mesure. à développer ……..

J’espère que cet article sera lu par le plus grand nombre et surtout par ceux qui n’ont aucune reconnaissance envers les “anciens” qui ont su prendre de leur temps et de leur peine parfois même de leur argent pour rendre service, faire grandir des pratiquants qui après coup vous font comprendre qu’ils ne doivent rien à personne; il en va ainsi de la vie, mais rassurez vous il y a des exceptions ……..enfin, j’y crois encore!

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Bushido

La Philosophie de la Voie des Arts Martiaux

Le Bushido est le code éthique et moral des samouraï, la classe guerrière du Japon ancien. Créé comme un code de comportement par les guerriers des premiers temps, qui vivaient dans un état de guerre permanent, le Bushido règle la vie entière d’un Samouraï. Les préceptes éthiques et moraux du Bushido ont été affinés puis énoncés pendant les années paisibles de l’ère Tokugawa (1603- 1878). A cette époque, le Bushido, qui fut pendant longtemps dévoué à la guerre, commença a être consacré à l’accomplissement de la Paix.

Samourai

L’esprit du Bushido se réalise dans la bienveillance, le courage, l’honneur, et dans un dévouement pour l ‘humanité. Dans le japon féodal, les Samouraï étaient les gardiens de la paix et de la sécurité; il était de leur devoir de maintenir la justice et de protéger les innocents. Dans l’accomplissement de leur devoir , les samouraï étaient tenus de faire des jugements raisonnables, d’une façon décidée et responsable, en matière de conduite des affaires. Le Bushido a enseigné aux samouraï la pratique de la compassion comme la lumière à suivre au service de la communauté. De plus, parce qu’ils acceptaient leur propre mort, les samouraï étaient capables de conserver un calme stoïque face au danger. Ayant déjà vaincu leurs peurs les plus profondes, les Samouraï pouvaient faire face à l’inconnu avec un cœur constant et sûr .La capacité de comprendre quand il est correct de vivre et quand il est correct de mourir requiert un état d’esprit connu dans la pratique du Zen comme "l’esprit sans esprit". Celui-ci est la pierre angulaire du Bushido.

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Le Bushido n’est pas seulement le code des anciens samouraï, c’est aussi le cœur du Budo moderne. La sagesse, la bienveillance et le courage sont requis dans toutes les formes de Budo authentique. A la différence du sportif, le pratiquant du Budo doit s’entraîner comme s’il faisait face à la mort à chaque séance.

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L’esprit du Bushido peut être perçu pendant la pratique au Dojo. Les disciples du Budo s’entraînent afin d’atteindre l’ efficacité maximale dans l’usage de leur énergie et de contribuer au bien-être mutuel et à l’intérêt de leur environnement. Respect pour ses anciens, compassion pour les plus jeunes et discipline dans l’entraînement sont les signes visibles de l’esprit du Bushido à l’œuvre dans le Dojo. Cependant, le Bushido, la pratique du Budo, n’est pas limité au Dojo. Il doit s’intégrer et s’appliquer à chaque aspect de la vie. Le vrai Bushido se réalise à travers la considération pour ses semblables, la dévouement à l’honneur , et finalement par la contribution à la communauté.

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“Apprend la sagesse dans la sottise des autres”

Denislogocouleur

l’amitié

Comme vous le savez, mais c’est une opinion personnelle; il ne peut y avoir de copinage entre un élève et son senseï (pour un véritable enseignement traditionnel) sauf mais c’est très rare si cet état n’est présent qu’en dehors du dojo et encore avec certaines mesures.
Il est par contre important que des liens puissent se tisser entre les élèves tout au moins en ce qui concerne l’étude du Taikibudo (la voie du guerrier pacifique)

Pour l’amitié, cela est différent puisque le véritable ami doit savoir tenir sa place et être là quand vous en avez besoin, ni plus ni moins car il sait ce que vous attendez de lui et réciproquement sans avoir besoin de spécifier quoi que ce soit en ce qui concerne la sincérité, la spontanéité, l’honnêteté, la confiance, le service attendu, le respect réciproque.

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Il va sans dire que l’amitié entre un élève et son senseï est quelque chose de rare, et pour ma part il m’est agréable d’en compter quelques uns (les doigts de ma main suffisent) je ne parle pas des liens d’amitiés ordinaires, je parle du véritable ami sur qui vous pouvez compter pour être présent pour partager vos joies mais aussi vos peines, à qui vous pouvez confier vos secrets en toute confiance et qui saura les partager sans jugement mais simplement pour vous faire savoir qu’il est à l’écoute et que vous pouvez vous libérer sans aucune gène et même s’il n’est pas obligatoirement et intégralement avec vous, il ne sera jamais contre vous.

Il y a aussi les faux amis qui se souviennent de vous quand ils ont besoin d’un service, qui acceptent d’entendre des choses négatives à votre sujet et parfois même y adhèrent; mais on va faire en sorte d’en nier l’existence ou de se persuader qu’à un certain niveau de pratique on saura les déceler et donc à même de s’en écarter.

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Aussi quand on est ami avec quelqu’un qui pratique encore (surtout si vous êtes son senseï) c’est une satisfaction et une richesse relationnelle sans pareil mais on peut toujours se demander si cette amitié serait encore présente si aucun intérêt commun nous liait; vous savez comme dans le travail ou l’on croit avoir des amis et dont vous n’avez plus aucunes nouvelles après la vie professionnelle, ou des amis communs dans votre couple qui change de trottoir après votre séparation. Il en est de même en ce qui concerne une vie de pratiquant, d’arts martiaux en ce qui nous concerne.

Maintenant garder des liens d’amitiés avec une personne qui change de pratique ou ne pratique plus depuis des années voir des dizaines d’années suppose une complicité relationnelle du souvenir de deux personnes qui se sont estimés et qui ont conscience de ce que chacun a pu apporter à l’autre, on peut alors dire que cette amitié qui ne dépend plus d’une activité commune est pure, sincère et inestimable.

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J’ai également la chance d’avoir une ou deux personnes qui correspondent à cette description et l’occasion m’est donnée d’en citer une que certains connaissent bien, mon ami RENAUD que j’ai eu comme élève pendant quinze ans et qui se souvient comme si c’était hier de tout ce qu’il a vécu (pour lui, de peu ordinaire) à l’époque ou on peut dire une relation forte de maître à élève s’installait avec une confiance absolue.

Je peux dire qu’aujourd’hui c’est moi qui suit honoré d’être son ami en toute simplicité mais avec tellement d’intensité.

Son bonheur actuel, il le mérite bien avec cette belle personne Ioana qui est devenu sa femme et qui compte maintenant également parmi notre cercle d’amis très restreint mais solide.

TOUS NOS VOEUX DE BONHEUR

 

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Une bien belle famille
 
Merci pour ces bons moments de partage et d’amitié
 
Dragoncool mini