Le CAM de Montereau

Le cercle d’arts martiaux de Montereau

Historique du club de Montereau

Nous évoquerons ici les débuts du club, alors club de karaté. Le karaté pratiqué était du style shotokan, très dur, direct avec des positions très basses, basées sur la puissance des attaques mais aussi des blocages, très peu d’esquives Malgré tout, le club étant affilié à l’école Cocâtre de Bushido et allant régulièrement en stage avec Maître Cocâtre, les élèves étaient habitués à passer d’un style à l’autre et même de les mélanger et chacun y trouvai t sa place selon sa morphologie ou sa personnalité.
Les deux styles étaient différents, le shotokan puissant et statique; l’école Cocâtre, mobile, souple en esquive. Cela correspondait bien à ma conception du combat, pour pouvoir s’adapter à différentes situations, je pense qu’il faut avoir plus d’une corde à son arc.

Au centre, stage à Cannes-Ecluse avec Madame Cocâtre s’il vous plait, respect et admiration
A gauche et à droite, votre senseï préféré à l’œuvre

En 1979, un évènement va déterminer l’avenir du club, la mort de Maître Cocâtre. Je cherche alors une organisation pouvant nous accueillir. J’entends parler du Yoseikan-Budo, j’écris donc à M. BINDEL Jean Paul en lui expliquant notre problème, il accepte un premier contact et nous voici emballé par cet art martial qui correspond exactement à ce que j’espérais: complet, pouvant s’adapter et ouvrant de vastes horizons sur les contacts humains. Bien sur, ce changement ne fut pas facile car pour changer, il fallait tirer un trait, se remettre en question. Certains ont choisi de rester et je me souviens de certaines paroles des élèves "Tu sais Denis, pour nous ce qui compte, c’est de continuer avec toi". J’en remercie encore les auteurs, ce sont des paroles qui font chaud au cœur. D’autres ont préféré partir, je ne leur en veux pas, chacun doit suivre son chemin.

Il faudra inévitablement parler de celui qui en est à l’origine et qui nous entraîne toujours actuellement, c’est à ce titre que j’essaierai de retracer les débuts du Club et aussi les miens. Il se peut que des erreurs chronologiques surviennent, je demande donc à ceux qui ont connu ce passé, de les relever afin de pouvoir en discuter. Je débute les sports de combats avec la lutte, sous la férule de Mr ROYO à la salle Jean ALLASSEUR ; c’était en 1967. Ce sport très physique me réussi très bien puisque je deviens Champion de Seine et Marne, Champion de PARIS, 2e au Championnat de l’Ile de France. Je pratique la lutte 5 années à MONTEREAU, puis je pars au Service Militaire à TOULON où je continue l’entraînement pour prendre le titre de Champion de Provence Militaire. C’est à cette période que j’entends parler pour la première fois d’arts martiaux et d’un pratiquant que tout le monde craint parce qu’il pratique le karaté. Je me lie d’amitié avec lui et tout ce qu’il me raconte me parait bien mystérieux. Avec du recul, je me rends compte qu’il en rajoutait un peu mais je lui pardonne car si cela ne m’avait pas paru aussi fabuleux, je ne m’y serais peut-être jamais intéressé. De retour à MONTEREAU, faute de trouver un Club d’Arts Martiaux, je m’inscris au Club de Boxe, je n’y reste qu’une saison car il me manquait cette mystification que je désirais approcher. Il faut aussi avouer que la réalité du combat en boxe m’a quelque peu freiné. C’est alors que nous entendons parler d’un Club de Karaté à FONTAINEBLEAU, je dis nous, car TONY qui est depuis toujours avec nous, a fait ses débuts à la même époque, nous voici en 1973. Je me rappelle de nos premiers entraînements, séries interminables de mouvements dans le vide, étude inlassable des positions de base, kiaïs terrifiants, et de l’admiration que l’on portai t aux anciens et au Professeur RATE puis DELPECHE qui ont su nous communiquer l’amour de la recherche dans le geste mais aussi la recherche d’une force mentale à développer par la rigueur de l’entraînement. Ces débuts à FONTAINEBLEAU ont duré 3 années mais déjà j’entrevois d’autres possibilités dans l’étude des Arts Martiaux en général. C’est alors que j’entends parler d’un Club de Boxe Chinoise à FORGES, je m’y inscris. En fait, c’est du karaté plus ou moins transformé par le Professeur qui me prend comme Assistant. Il est dommage que le manque de sérieux et le rapport professeur -élève soit devenu tel que le Club doit fermer ses portes. De cette période, il me reste malgré tout de bons souvenirs car c’est à ce moment que j’ai connu WILLY et JOSE, mais surtout que je tais la connaissance d’un homme hors du commun Maître COCATRE 7e Dan Bushido qui m’a vraiment motivé pour toute ma vie de futur pratiquant. Dans cette école COCATRE, je passe mon 2e Dan Bushido dans 3 disciplines : karaté, Kobudo, jujitsu. Là, les souvenirs sont inoubliables, je prenais des cours particuliers dans le dojo de Maître COCATRE à PARIS accompagné d’un élève ou deux, (PASCAL, DANIEL) et je dois dire que les entrainements étaient très durs, surtout mentalement. Je pense que j’aurai l’occasion d’en reparler. A la demande des élèves du Club de FORGES, je reprends la direction de l’entraînement dans une salle à SALINS, c’est là que les anciens ont commencé à former ce noyau d’amis qui savent que pour y arriver, il faut sans cesse se surpasser (TONY, GABY, WILLY, JOSE, Daniel MACHADO, Daniel BAZINE, Jean Luc, Jean Michel, Dominique et bien d’autres). Nous sommes en 1977- 1978. De cette période aussi, nous en reparlerons, car ceux qui sont restés doivent se souvenir de quelques souffrances infligées pour le plaisir. Et nous voilà au tournant de la naissance du Club de MONTEREAU, un Club de karaté existait déjà mais les absences répétées du Professeur ne pouvaient durer, aussi m’a-t-on demandé une nouvelle fois de reprendre ce Club avec à mes côtés, comme Président, notre ami Jean Luc qui est toujours présent dans sa fonction.

Les membres fondateurs du club de Montereau:

BAZINE Daniel, BILY Patrice, BRIHAYE Jean-luc, COUVREUR Henri
GAUCHARD Denis, GONZALES Antoine, SAINTON Dominique.

Pour suivre, nous parlerons des débuts du Club et de sa transformation avec l’arrivée du yoseïkan-budo.

DG

Un peu d’historique sur ce club qui est à l’origine de notre école actuelle.
C’est par la connaissance du passé que l’on construit son présent dit la tradition, faire le bilan de ces deux composantes permet de prendre en main son avenir.

1975 : la naissance. Ce n’est alors qu’une association de fait, réunissant quelques amis fervents de karaté qui s’entraînent dans l’arrière salle d’un café à Salins (77).

1977 : la décision. A la demande des élèves du club de Montereau, qui n’ont plus d’entraîneur, M. Gauchard et ses amis viennent s’installer dans cette ville au sein du c.s.m ou le président Monsieur Allasseur leur ouvre sa salle.

1978 : Le maître. Le c.s.m karaté s’affilie à l’école R.Cocâtre de Bushido. Maître Cocâtre, un homme d’une grande valeur qui a su faire partager l’amour du vrai budo un notre instructeur M. Gauchard. Première démonstration et compétition pour un club qui compte 40 élèves.

1979 : le choix. Maître Cocâtre n’est plus ; notre instructeur prend alors contact avec M. Bindel responsable de la promotion du yoseikan budo, qui nous fait découvrir un art d’une richesse infinie sur le plan de la technique et du mental. Affiliation à la F.F.Y.B.

1980 : les statuts. Le club, avec son président Monsieur Brihaye prend alors la décision de se déclarer en préfecture afin de pouvoir adopter ses statuts tout en restant au c.s.m pour son aide précieuse. le club compte alors une soixantaine d’adhérents.

1982 : Le succès. Plusieurs adhérents réussissent l’épreuve du 1er Dan (équivalant à la ceinture noire) en yoseikan budo : GONZALES Antoine ; PEREA Gaby ; LOPEZ Willy et José ; MACHADO Daniel ; LOOÏTA Mohamed ; PAREY Laurent.

1983 : le Dojo. La municipalité nous donne accès un rêve de longue date : un vrai dojo au complexe sportif de la rue Pierre ou nous allons pouvoir organiser des stages et recevoir enfin des personnalités du monde des arts martiaux. 1er challenge mondial budo à la salle des fêtes de montereau remporté par l’équipe locale.

1984 : venu de maître Hiroo Mochizuki fondateur du yoseikan budo.

1985 : 1er challenge d’Île-de-France à st.Mandé ; 1er et 2e les équipes de Montereau

1986 : 2e challenge ; 1er les jeunes du club de Montereau .

L’autre voie : pour des raisons personnelles, M. Bindel quitte la f.f.y.b et fonde la fédération des écoles françaises de budo dont il prend la direction. Notre club, fidèle à la tradition suit celui qui a su prendre de son temps et de sa peine et s’affilie à la f.e.f.b sans pour autant perdre de vue la f.f.y.b.

L’échange, la diversité permet la connaissance; l’ouverture d’esprit par du concret

La suite viendra peut être mais il était important de faire connaître le début.

Si le début est bon, la fin risque d’être bonne dit la tradition