Kobudo école Taikikan

Le taikibudo comporte plusieurs directions d’étude qui peuvent être abordées en globalité ou séparément selon ses affinités mais il y aura toujours une trame commune soit dans la forme soit dans l’esprit afin que cela ne devienne pas un fourre tout sans structure qui n’est pas compatible avec la notion d’école.

On peut considérer trois directions principales de l’école Taikikan établies comme suit :

le kenpo (poings, pieds, parades, esquives, contre attaque)
le Jujutsu (self défense, sur atémis et saisies, projections, maitrise au sol)
le kobudo (étude des armes anciennes, Bo, Jyo, Nunchaku, Tonfa, Saï)

Le tout formant le taikibudo avec une forme de corps, un style et surtout un état d’esprit commun.

Nous y reviendrons dans un prochain article avec l’aide notamment de senseï  Pierre-Yves C. qui a bien entamé le sujet avec son développement sur les généralités (la tenue, le salut, la garde, les postures, les déplacements, les esquives)

Les généralités de l’école par PYC

Le style de kenpo est propre à notre école et est bien sûr issu du parcours d’origine de son fondateur.

Le style de Jujutsu est également propre à notre école avec toutefois l’étude complémentaire du Nihon Jujutsu de Sato Senseï  qui nous permet de garder un lien avec l’étude traditionnelle du Jujutsu Japonais.

Le style de Kobudo également est propre à notre école en y incorporant malgré tout quelques katas externes qui correspondent parfaitement avec notre style.

Exemple avec Tanto, Tambo Happo par Pierre-Yves Campagnac

 

Nous pouvons intégrer dans le kobudo malgré sa spécificité l’étude du Iaido avec encore une fois un style qui ne s’apparente à aucun autre mais qui encore une fois est issu du parcours de son fondateur.

Historique 1

Historique 2

Historique 3

Historique 4

Nous entendons par "propre à notre école"  l’ensemble technique, style, état d’esprit qui ne peut prêter à confusion sur notre spécificité et donc notre identité.

Alors me direz vous pourquoi incorporer dans notre étude, notre programme technique certains katas, notamment en kobudo; qui appartiennent à l’origine à d’autres écoles; nous avons toujours été clair à ce sujet et il n’y a aucune ambigüité.

Tout d’abord parce que le fondateur du taikibudo à étudié ces katas la plupart du temps avec le représentant direct, voir le concepteur de ces katas et ce jusqu’à un niveau avancé et qu’il considère que ces katas sont compatibles avec notre école, mais surtout parce que il a toujours respecté ces "senseï"  en leur rendant toujours hommage sur ce qu’ils ont pu transmettre chacun à des niveaux différents  (voir les historiques)

En effet, il faudrait ne pas avoir beaucoup d’amour propre pour considérer ne rien devoir à personne, exister avant d’avoir rencontrer telle école ou tel senseï et se permettre de se mettre en avant avec des représentations techniques issues visuellement et sans aucun doute d’une autre école que la sienne.

Il faut avoir une certaine cohérence avec ses propos; chacun est libre de créer son style, son école et de s’enfermer dans sa petite sphère égocentrique mais il faut prendre ses responsabilités.

On peut se tromper, je le fais constamment et alors je met de l’eau dan mon vin comme on dit; mais la dilution a des limites je le répète, la porte est grande ouverte autant pour entrer que pour sortir autant de fois que l’on veut, mais si on décide de sortir définitivement , il faut le faire clairement et franchement.

Certains "anciens ou non" ont mis soit des photos d’enchainement technique, soit des vidéos sur leur site perso, il n’y a aucun problème bien au contraire, même s’ils ne font plus partie de notre groupe car ils n’ont jamais eu de propos désobligeants à notre égard, dans le cas contraire, je n’hésiterais pas à aller plus loin; Après renseignement aux services de l’INPI, je suis tout à fait en droit de poursuivre, avis aux amateurs.

En quarante ans de responsabilité technique, sur la cinquantaine de yudansas formés dont une quinzaine d’enseignants je n’ai que très peu rencontré de problème sinon avec un ancien élève que j’ai eu comme débutant jusqu’au shodan et qui devenu un "grand maître" clamait à qui veut bien l’entendre qu’il avait été mon professeur; à l’époque j’ai laissé courir car comme le dit l’adage "à la parole d’un ……… le silence lui répond et puis cette personne a quand même eu le mérite de former sa propre structure au niveau national.

Mais la gentillesse étant pour certain assimilée avec de la faiblesse, j’ai décidé  de ne plus me laisser emmerder.

Pour finir je voudrais citer en exemple la démarche de notre ami et senseï PYC qui me transmet des vidéos pour savoir ce que j’en pense avant de les diffuser.


Sempu

Gyakuté