Historique Tai-Jitsu par PYC

Notre ami Pierre-Yves nous fournit maintes informations utiles sur l’historique des arts martiaux en général et sur notre école en particulier, mais je ne suis pas sûr que les lecteurs s’y retrouvent vu que l’ami en question se manifeste sur les commentaires (voir sur la page de la GAZETTE)

Le commentaires en principe se veulent des texte courts pour émettre un avis sur l’article concerné.

Je vais donc essayé de regrouper ce sujet très intéressant vu que notre modeste école y puise ses racines.

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Recherche de Pierre-Yves Campagnac,

renshi et rokkudan école Taikikan

 

Premier commentaire faisant allusion à la couverture de la Gazette N°9

              Je viens de trouver une "pépite" à ce sujet, concernant 3 des personnages pré-cités, vraie somme de recherches synthétique, prudente et documentée, qui vous fait découvrir en cinq minutes des éléments de compréhension parfois dissimulés soigneusement que d’autres ont mis des années à rassembler, je vous la livre en cadeau : http://logiques-humaines.puzl.com/historique-critique-du-tai-jitsu


Vous comprendrez dès lors mieux les liens existants entre le Taikibudo et le Yoseikan de Minoru et d’Hiroo Mochizuki, Raymond Cocâtre, Claude Falourd, la kokusai IMAF et l’INFB.

 

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IMAF
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IFNB 

 

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Deuxième commentaire

              L’école Taikikan, bien que possédant une pratique propre du Budo, est en lien plus général avec l’histoire des arts martiaux de son époque, de son pays, et ses différents acteurs, ou grands anciens, comme semble l’évoquer la couverture de cette dernière gazette, au cas où d’aucuns pourraient penser que ces personnalités ici illustrées ont été choisies par hasard … Elles ont toutes un lien directe, entre-elles, et avec nous … Un lien historique, un lien technique, un lien de passion … Et elles demeurent encore parfois sollicitables, pour ceux que les stages avec leur lot de remise en question n’effraient pas … et qui en ont le temps et les moyens …
              Citons pour mémoire, Jim Alcheik, Alain Floquet, Roland Hernaez et Daniel Dubois …

 

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Troisième commentaire

Quelques infos supplémentaires : Jim Alcheik part au Japon étudier les arts martiaux de l’école Yoseikan de Minoru Mochizuki de 1955 à 1958, suite à une allégation d’homicide qui aurait été perpétré sur le sol tunisien (dixit Henry Plée, info à mettre en rapport avec son « coté obscure » évoqué dans l’article sus-cité). Un lien intéressant http://www.outsider-mag.fr/faites-entrer-le-sportif-episode-24-jim-alcheik-le-barbouze-du-dojo/ . Ce dernier rentre en France et lance la Fédération d’aikido, tai jitsu et kendo. En 1956, il traduit et vulgarise la méthode de Minoru Mochizuki, selon sa conception occidentale. Sa méthode pédagogique ne convainc pas Roland Hernaez (Professeur d’éducation physique) qui s’en ouvre à Minoru Mochizuki, lequel l’encourage à structurer celle-ci après la mort d’Alcheik. De son coté, Alain Floquet structure la méthode française d’Aikido Yoseikan avec l’aide d’Hiroo Mochizuki. Il est manifeste que si le Budo du Yoseikan est séduisant lorsqu’il est pratiqué par les Japonais, sa méthode d’apprentissage semble ne pas être adaptée à la structure d’esprit des pionniers européens et nécessite la création d’une adaptation pédagogique. Pour preuve la description d’un incident survenu au Yoseikan lors d’un cours de Murai Sensei, assistant de Minoru Mochizuki , lors de la visite d’un groupe d’étudiants français de shorinji-kempo désirant créer une méthode de self-défense (allusion transparente au groupe Hernaez à mon sens), ceux-ci interrompant le cours au motif de son extrême brutalité (dixit Michel Coquet , qui évoque lui-même le caractère très rude de son entraînement au japon et la fréquence de la survenue de blessures). Précisons que la méthode Japonaise d’apprentissage du Judo selon le Gokyo

Quatrième commentaire

fera elle-même l’objet d’une adaptation occidentale, d’abord sous forme de la méthode Kawaishi, puis sous la forme de la Progression française de Judo ( preuve que les méthodes japonaises nécessitaient bien une adaptation à la pédagogie occidentale à l’époque). Il est à noter que Minoru Mochizuki a systématiquement encouragé les experts européens à structurer sa méthode, puis à réaliser leur synthèse personnelle à partir de leurs acquis, tels Roland Hernaez pour le Nihon Tai Jitsu ou Alain Floquet pour L’Aikibudo, démarche qu’il suivait lui-même au Yoseikan, au grand dam des responsables japonais du Kodokan ou de l’Aikikai. Pour nombre d’experts français, la reconnaissance de leur travail par les Japonais s’est effectuée d’abord essentiellement par le biais de la Kokusai Budoin IMAF, organisme auquel était rattaché Minoru Mochizuki, Yoshio Sugino ou Mazafumi Suzuki (Seibukai), puis par les organismes dont ceux-ci étaient eux-même Directeurs (Yoseikan International, IFNB et Seibukai de Kyoto). Ce qui leur a permis ensuite de travailler à leur reconnaissance auprès des organisations délégataires françaises de Judo, Karate et Aikido, afin de pouvoir accéder légalement et officiellement à titre sportif à l’enseignement rémunéré et à l’organisation de compétitions. Selon cette volonté bien compréhensible exister légalement,en 1983, selon Philippe Renault, Doshu de la NBJS et de la FEKAMT, l’IMAF France fédère jusqu’à 20000 personnes en quelques 22 ryus, dans l’attente d’une reconnaissance officielle par le Ministère Jeunesse et Sports … Un lien https://sites.google.com/site/nbjsv2/nbjspresentation/nbjspresentation4

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Et pour ceux que la lecture numérique fatigue, vous pouvez avoir le dossier complet à lire plus confortablement en pdf ou à imprimer.

Merci à notre ami Pierre-Yves qui contribue grandement à faire connaître au plus grand nombre l’historique de notre discipline.

              S’il est vrai que l’on a pas obligatoirement besoin d’être un puits de science pour accéder à un niveau technique raisonnable, il est indéniable que connaître l’historique de sa pratique peut permettre de s’imprégner d’une philosophie propre au pays qui en est à l’origine et ainsi appréhender certaines empreintes culturelles et traditionnelles sans qui le BUDO n’aurait aucune raison d’être.

 

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Laisser de côté son intégrité n’est pas nécessaire pour gagner
le cœur de quelqu’un, mais laisser de côté sa colère, peut l’être.
Il est possible de donner son point de vue sans se faire un ennemi.
Il est possible d’avoir raison sans être suffisant.
On peut débattre sans rabaisser.

 

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1 réflexion sur « Historique Tai-Jitsu par PYC »

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