Préparation du niveau supérieur

Une journée bien remplie pour Farid Merouk et Claude Gaudon qui avaient réservé leur journée du jeudi 3 Mars pour perfectionner leur présentation future du niveau supérieur de yodan en Taikibudo.

 

Farid image image Claude image

 

Ceinture Instructeur

Rendez vous était donc pris dés 9h30 du matin dans le dojo de Marolles afin de revoir le programme technique de ce niveau qui bien que assez lourd pour un non initié, a été déjà largement abordé pour ces deux membres assidus du CEREP (cours du vendredi soir)

A titre d’information, voici globalement le contenu de ce programme :

Généralités –
La tenue, le salut, la garde, les postures, les déplacements
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1. Tsuki, Geri et Uké- waza (Attaques et défenses membres supérieurs et inférieurs)
Kumi-uchi (toutes entrées et sorties possibles)
Tsukami, Nage waza et Te Hodoki (Saisies, Projections et dégagements)
Katamé Waza: Toutes immobilisations et dégagement au  sol
Présentation personnelle (1 & 2 adversaires)
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2. Hachakuken (Kata poings/pieds et projections)
Bankaï : Présentation personnelle (1&2 adversaires)
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3. Bo no Kata complet et Jyo (deux dernières perso avec mise en application)
4. Iai Happo (Kata de base pour le sabre)
Iai no kata (Kata de sabre avec mise en application) 3 première
5. Saï et Tonfa no kata (complet)
6. Jyo no Kata (Kata de Jyo contre Ken) Présentation perso
7. Naginata Happo (Kata de base de naginata)
Naginata no kata (Application contre Ken) 3 première
8. ken kihon kumité (Kata de sabre à deux complet)
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Connaissance des Notions de distances (Mawai)
* Tchika ma, Ma et Tô ma (petite, Moyenne et grande distance)
Connaissance des sensations de défenses (Sen)
* Go no sen, Tai no sen, et Sen no sen
(à la fin, Pendant et avant l’attaque)
Connaissance et applications d’exercices (Taido, Kido, Taikido)
* Mouvement vibratoire
(Respiration, Attention-vigilance et décontraction)

GOSHIN TAISO – SHIATSU – KUATSU
*Présentation et développement

Mémoire Philosophique sur sa vie personnelle et le Taikibudo (cerep)

Evidemment pour le non initié, cela peut paraître énorme, mais on n’arrive à ce niveau d’étude qu’après quelques années d’étude (20 ans minimum) et les candidats se sont largement familiarisés avec tous les points communs en terme de positions, de techniques, de déplacements et autres similitudes entre les atémis mains nues ou avec armes, les projections et clefs qui utilisent les mêmes formes de corps, que l’apprentissage est grandement facilité. Il est évident que si l’on sépare chaque discipline sans orientations communes cela parait impossible d’avoir un niveau correct dans les trois disciplines qui composent le Taikibudo, à savoir “le kenpo, le jujutsu et le kobudo” et qui sont issues de la même école, donc du même style et même forme de corps sans parler du même état d’esprit.

Ceux qui peuvent se demander pourquoi tant de kobudo pour ce niveau n’ont sans doute pas pris la peine de rechercher toutes les correspondances entre le travail mains nues et avec armes, car s’il ne suffit pas d’être d’un bon niveau en mains nues pour prétendre être un expert en kobudo (contrairement à une idée répandue) le travail en kobudo nous fait réellement progresser en mains nues si l’on prend la peine d’un peu de recherche personnelle; c’est d’ailleurs ce qui est demandé pour le niveau suivant.

 

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Très assidus au cours du cerep le vendredi soir
Les relations amicales en dehors du dojo ont aussi leur importance

Ceinture noire & blanche

A noter que malgré cette journée éprouvante, Claude et Farid étaient présents le lendemain au dojo de Marolles signe que la motivation (clef de la réussite) est au rendez-vous.

Cet article sera suivi d’un petit développement sur la reconnaissance d’un niveau et la délivrance du certificat correspondant car une multitude d’incompréhensions circule à ce sujet (souvent de la part de ceux qui se sentent investis de la meilleure technique, du meilleur diplôme, de la meilleure organisation); de part l’expérience, on peut dire que les niveaux techniques ne se valent pas autant dans des organisations différentes qu’au sein de la même structure et c’est tant mieux car nous ne sommes pas des robots et sommes tous différents et les certificats délivrés ne sont pas plus valables ici autant qu’ailleurs, certains vont même jusqu’à critiquer l’organisation qui leur a décerné un diplôme alors qu’ils se servent de ce dernier pour avoir une équivalence ailleurs (chacun sa philosophie)
Déjà, il faut savoir qu’un diplôme a pour moi une certaine valeur quand il vous a été demandé par une instance reconnue, un certificat pour faire reconnaitre un niveau ne se demande jamais pour soi-même surtout en plus si le responsable technique de cette structure (ou son représentant) ne vous a jamais vu.
Personnellement, plus que la technique, l’efficacité apparente, c’est surtout l’état d’esprit qui doit ressortir du niveau du pratiquant et c’est pour cela qu’avant de juger, il faut soit le connaître personnellement, soit connaître celui qui en fait la demande.

Conclusion : évitez donc de comparer ou de juger ce que vous ne connaissez, ne maitrisez ou ne comprenez pas !

 

Trait

 

“Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas”

 

Dragoncool mini

1 réflexion sur « Préparation du niveau supérieur »

  1. Il est évident que l’on doit toujours être motivé pour avancer et se perfectionner mais la préparation d’un niveau supérieur doit être l’occasion de tremper son « keikogi » afin de s’imprégner des principes fondamentaux de l’école; le guerrier pacifique. Si l’on doit se faire plaisir en pratiquant, et surtout à ce niveau le Taikibudo ne doit pas être qu’un jeux mais un réel engagement sur la « transformation » de son corps et surtout de son esprit. Je vous propose de relire le très bel article de notre ami Pierre-Yves « retour sur le yodan » qui devrait servir de référence.

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