LA CEINTURE NOIRE ET ROUGE

Notre ami Pierre-Yves nous fait partager un petit article de sa composition sur la signification et l’origine de cette fameuse ceinture noire et rouge que certains instructeurs arborent à partir du niveau non négligeable de Yondan. Cette ceinture n’est pas là que pour se glousser d’un niveau certe honorable mais devrait reflèter un niveau technique et le sens de la responsabilité qui va avec selon les préceptes propres à chaque école (un article en ce sens sera développé plus tard)
J’en profite pour faire remarquer qu’à un certain niveau la recherche sur l’historique des arts martiaux en général et de sa propre discipline en particulier devrait faire partie de tous pratiquants sérieux désirant entretenir et faire avancer sa culture martiale et de la faire partager fait partie intégrante de notre discipline le TAIKIBUDO et de sa philosophie.

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Merci donc pour ce partage en espérant que cela puisse faire sortir de leur létargie d’autres “senseï” qui n’ont pas intégré cette notion et qui pourraient confondre discrétion, modestie ou encore se mettre en avant et prendre les responsabilités qui vont de pair avec le grade qui leur a été accordé en pleine connaissance de cause puisque stipulé sur leur certificat de grade autant que leur certificat de titre.

“En témoignage de son dévouement
et les services rendus à l’évolution
Technique et philosophique de l’école”

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Voici donc cet article agrémenté de nombreuses photos souvenirs

La présentation récente par notre ami Guillaume du Menkyo YODAN peut être l’occasion de repréciser ici l’origine et la signification de la ceinture NOIRE et ROUGE que portent certains de nos anciens.

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Celle-ci n’est pas spécifique à notre école et possède une origine particulière qui nous relie, via l’Histoire et la Culture, à d’autres écoles de sensibilité et d’inspiration commune.

En 1961, Henry Plée, pionnier français du Karaté européen, cherche à différencier visuellement sa pratique de celle du Judo. Il conserve le keikogi à l’identique, mais observant la ceinture de l’un de ses premiers instructeurs japonais membre de l’école YOSEIKAN, il décide pendant un temps d’ajouter un fin liseré rouge à la ceinture NOIRE de Karaté de ses élèves (autre symbole attaché à l’école Yoseikan durant les années 1970-1980, le large liseré doré sur la ceinture sera le signe de l’appartenance à l’IMAF Kokusai Budoin, alors arboré comme tel par Minoru Mochizuki Sensei, et plus récemment par les gradés du Nihon Taijitsu).

Pour la suite :

Et si vous avez du mal avec ce lecteur, voir en fichier PDF

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DG Kyoshi

Etre un uke

DG: trouvé sur le net, le terme “servir de souffre douleur au professeur” ne me convient pas trop mais pour le reste OK

Être un uke… avantage ou inconvénient ?
Être uke c’est servir de souffre douleur au professeur. Il démontre sur vous les attaques et les défenses.
Mais quels sont les avantages?
En fait c’est peut-être même un cadeau car dans ce rôle,vous vivez de la meilleure façon l’enchainement. Les autres observent de loin. vous observez de l’intérieure avec en plus votre corps qui fait les mouvements en même temps. Et avec les explications vous avez les sensations correctes.
Vous avez un niveau d’exécution le plus élevé du cours.
Vous apprenez par le biais de la vue, de l’ouïe, du corps et aussi de l’affectif.
Ce sont les meilleures conditions d’apprentissage.
Vous êtes également corrigé rapidement car sinon l’objectif du professeur n’est pas atteint.
Ce n’est pas pour rien que généralement ce sont les ukes qui progressent vite.
Être uke ce n’est pas simplement souffrir et satisfaire le plaisir du professeur.

On en profite pour glisser 2 photos souvenirs
seul les anciens se souviendront du lieu

Dojo Taikikan 01

Dojo Taikikan 02

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Autre article intéressant :

Le but de l’enseignement, ça n’est pas de gaver les élèves de connaissances, comme des oies dont on voudrait faire grossir le foie, mais de les rendre capable de penser, de comprendre, de se questionner pour pouvoir ensuite savoir ce qu’ils voudront apprendre.
La solution de facilité qui est hyper séduisante, c’est de remplir les élèves au lieu de les stimuler. De s’abriter derrière des connaissances à savoir et à apprendre par cœur au lieu de préparer les élèves à les comprendre.
Extrait du Portrait de Socrate © Getty / pictore
Etre pédagogue, c’est d’abord quelqu’un qui reconnait qu’il ne sait qu’une seule chose : c’est qu’il ne sait rien.
C’est donc d’abord une figure de pédagogue humble vis-à-vis du savoir. Ne rien savoir ça ne veut pas dire n’avoir aucune connaissance, ça veut dire ne pas croire que l’on sait tout, ou que l’on sait d’avance, ou que l’on sait pour toujours. C’est d’emblée accepter l’idée que l’on a toujours / encore à apprendre.
Les qualités d’un bon pédagogue
Au fond chacune de ces étapes de la pédagogie socratique implique, je crois, trois grandes qualités pour le pédagogue :
    l’humilité par rapport à sa fonction
    la confiance en son élève
    l’exigence de vérité
Le but d’une telle pédagogie, c’est d’abord de former des êtres capables de penser et d’interroger ce qu’ils croient savoir pour ensuite emprunter le chemin de la connaissance.

Stage au CDRAM

Taikikan

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Sensei DG

 

 

Quelques définitions à savoir

Le Salut

Reï : respect

Reïshiki : rituel du Dojo

Seïza : assis

Somen ni reï : salut en face du kamiza

Senseï ni reï : saluons celui qui enseigne ( Maître , Senseï , Professeur )

Otagaï ni reï : saluons nous ( les Disciples , les Elèves )

Kiritsu : debout

Ritsu reï : salut debout

Zareï : salut à genoux

Kereï : salut par simple inclinaison du buste

Toreï : salut au sabre

 

Magazine :

Magazine martial: L’art de la voie (ebook)