Enseigner

Trouvez sur le net mais je pense pas inutile de lire ou de relire

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« Un vieil homme rencontre un jeune homme qui demande:
– Vous souvenez-vous de moi? Et le vieil homme dit NON.
Puis le jeune homme lui dit qu’il était son élève.
Et l’enseignant demande:
– Que fais-tu, que fais-tu dans la vie?
Le jeune homme répond:
– Eh bien, je suis devenu professeur.
– Ah, comme c’est bon, comme moi? (dit le vieil homme)
– Eh bien oui.
En fait, je suis devenu professeur parce que vous m’avez inspiré à être comme vous.
Le vieil homme, curieux, demande au jeune homme à quel moment il l’avait décidé à devenir professeur.
Et le jeune homme lui raconte l’histoire suivante:
– Un jour, un de mes amis, également étudiant, est arrivé avec une belle montre neuve, et j’ai décidé que je la voulais et je l’ai volée, je l’ai sortie de sa poche.
Peu de temps après, mon ami a remarqué le vol et s’est immédiatement plaint à notre professeur, qui était vous. Ensuite, vous êtes allé en classe:
– La montre de cet étudiant a été volée pendant les cours aujourd’hui.
Celui qui l’a volé, veuillez la rendre.
Je ne l’ai pas rendue parce que je ne voulais pas le faire.
Ensuite, vous avez fermé la porte et nous avez dis à tous de nous lever et qu’il allait un par un fouiller nos poches jusqu’à ce que la montre soit trouvée.
Mais, il nous a dit de fermer les yeux, car il ne le chercherait que si nous avions tous les yeux fermés.
Alors nous l’avons fait, et vous êtes allé de poche en poche, et quand vous avez fouillé ma poche, vous avez trouvé la montre et l’avez prise.
Vous avez continué à fouiller les poches de tout le monde, et quand vous avez eu fini vous avez dit
– « Ouvrez les yeux. Nous avons la montre .
Vous ne m’avez rien dit et vous n’avez jamais mentionné l’épisode.
Vous n’avez jamais dit non plus qui avait volé la montre.
Ce jour-là, vous avez sauvé ma dignité pour toujours.
Ce fut le jour le plus honteux de ma vie.
Mais c’est aussi le jour où ma dignité a été sauvée de ne pas devenir un voleur, une mauvaise personne, etc. Vous ne m’avez jamais rien dit, et même si vous ne m’avez pas grondé ou attiré mon attention pour me donner une leçon de morale, j’ai reçu le message clairement.
Et grâce à vous, j’ai compris ce qu’un vrai éducateur doit faire.
Vous souvenez-vous de cet épisode, professeur?
Et le professeur répond:
– « Je me souviens de la situation, de la montre volée, que je cherchais chez tout le monde, mais je ne me souvenais pas de toi, car j’ai aussi fermé les yeux en cherchant. »
C’est l’essence même de l’enseignement:
Si pour corriger vous devez humilier; vous ne savez pas enseigner « 

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Signification des « grades »

Voici un bel article sur la signification des grades (un de plus me direz-vous) de l’école Goshinkai mais il me semble intéressant et je pense qu’il peut correspondre à notre pratique spécifique. La copie de l’introduction ci-dessous devrait vous inciter à lire l’article en entier.

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« Dan » signifie que vous avez fait une démarche d’apprentissage, ainsi qu’une volonté de travailler sur votre égo. On pourrait traduire ce mot par « une marche d’un escalier » ou « un barreau d’une échelle ».

Selon les niveaux, les grades ne s’attribuent pas toujours en fonction des prouesses physiques, mais en fonction des progrès effectués par rapport au point de départ et surtout par rapport à la maturité correspondant au grade sollicité.

Nous ne sommes pas tous égaux en capacités physiques. L’attribution d’un grade est un suivi régulier de l’évolution d’un pratiquant, dans son adaptation face aux obstacles, dans sa détermination et dans sa ténacité sur le long terme.

Chaque « apprenant » est différent et il faut en tenir compte ; malgré tout, il y a des programmes progressifs avec des difficultés et des détails de complexités croissants.

On ne devient pas « plus fort » avec un grade supérieur, mais on se situe sur un plan. On voit quel chemin on a parcouru et dans quelle direction aller.

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Il y a une notion philosophique et un intérêt grandissant à mieux se connaître.

L’étudiant doit regarder à l’intérieur de lui-même.

L’étudiant ne doit pas être inquiet à propos de son grade, il doit faire confiance au « senseï » qui s’occupe de ça.

Le grade ne représente pas un rang, mais un niveau, une aptitude, une compétence dans le domaine des arts martiaux. La responsabilité d’un « yudansha », détenteur de grades « dan », est de promouvoir et d’encourager la pratique de sa discipline, et de respecter les autres pratiquants des autres arts martiaux.

Suite de l’article en totalité en cliquant sur l’image :

Et quelques souvenirs pour se hisser en haut de l’affiche :

BelgiqueIMAF-10-12
Nobetsu et Higushi Sensei
les plus hautes autorités actuels de imaf kokusai

Quel rapport avec la photo qui suit ou le regretté Kanazawa sensei
se fait remettre le plus haut niveau avec imaf kokusai budoin

Kanazawa_IMAF

Si vous ne voyez pas c’est qu’il n’y en a pas
Une organisation sérieuse ne délivre que des reconnaissances sérieuses
sinon sa crédibilité pourrait être remise en question

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DG avec John Gage

Et pour conclure avec le représentant du jujutsu imaf kokusai lors d’un stage en Belgique ( 2012)

John Gage sensei pour la remise du Shichidan

non pas par l’opération du saint esprit mais par une présentation
effective devant les plus hauts experts de la discipline concernée
et quelques cinquante stages nationaux et internationaux sur le tatami (pas autour)

On ne refera pas l’histoire mais les souvenirs ne se balayent pas d’un revers de main

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Et puis pour finir pourquoi ne pas publier ceci
après tout il y en a tellement qui affichent leur titre sans avoir présenté quoi que ce soit.

DG avec IBA
avec les plus grands experts de I.B.A

se remettre en question devant des experts qui ne sont pas obligatoirement
représentatif de votre discipline n’est pas évident non plus.

Hachidan

Certificat IBA

Mais au delà des grades et des titres attribués par des instances reconnues et il est vrai après une vie consacrée à l’étude et à la transmission de différents arts martiaux en inculquant certaines valeurs au delà de la technique et de cette “efficacité” tant recherchée ma véritable récompense, ma satisfaction d’avoir suivi le bon chemin ne tient pas à l’obtention d’un diplôme si élevé soit-il mais à ce genre de message qui suit car il émane d’une personne qui reflète à mes yeux le vrai pratiquant de “BUDO” voué corps et âme à sa passion avec discrétion et au service des autres.

Mon cher Denis,

un grand merci pour tes vœux qui nous font énormément plaisir. Toute la famille te souhaite également, ainsi qu’a Claudette et tous les membres du Taikibudo, une très belle année 2020. Une année ou tu apporteras encore énormément autour de toi grâce à ton cœur, tes valeurs, ta générosité, tes compétences avec cette si belle école que tu as fondé et d’où émane un véritable esprit de guerrier pacifique. Un grand merci pour tout et un véritable bonheur et honneur de te compter parmi mes amis.

En effet au grand plaisir de se revoir, prend soin de toi.

Bises sans oublier Claudette

Laurent du CDRAM

Dojo du CDRAM

Et un petit supplément récolté sur le net mais que je reprend volontiers.

Avant, quand on ne venait pas à l’entraînement, on allez voir le prof pour lui expliquer dans les yeux le motif de son absence…
Avant, quand un gars n’était pas là, les autres s’en inquiétaient, parfois l’appelaient même pour prendre des nouvelles…
Avant, un cours le dimanche à 8h où le vendredi à 21h, ne faisait peur à personne…
Avant, quand il y avait un stage, les élèves se bousculaient pour aider à l’organisation, bloquaient le week-end avant de connaître les détails du stage…
Avant, un rhume ou une cheville douloureuse n’empêchait pas un élève de venir s’entraîner…
Avant, les élèves savaient qu’il allait leur falloir plusieurs années pour être considérés comme un « ancien »…
Avant, « je serai là » avait de la valeur. Le « peut-être » n’existait pas…
Mais comme on l’entend aujourd’hui : ça c’était « Avant »
Aujourd’hui, le mieux que peut attendre un enseignant c’est un sms ou un message fb 2 h avant le cours pour dire « pas là ce soir coach … »
Aujourd’hui, on vient 1 fois par semaine, et après 3 ans on dit « j’ai fait ça pendant 3 ans et j’avais envie de changer »
Aujourd’hui, c’est au prof de justifier quand il décale un cours…
Enseigner les arts martiaux est devenu une voie bien plus dure pour l’enseignant que pour l’élève !
Un conseil pour les débutants : la Rigueur,la Ténacité, l’Acharnement sont les piliers de votre niveau. Vous ne pourrez jamais construire quoique ce soit de solide sur du « parfois », du « si » et du « peut-être ». Décider et Faire doivent être votre ligne de conduite. Et c’est là qu’un simple loisir du mercredi après-midi, devient votre tuteur pour la vie !

 

Pas changé

Album souvenirs

 

Sensei DG

Article interessant a partager

Cet article n’est pas de ma conception mais vu qu’il est en plein accord avec ma façon de voir les choses et également semblable à ce que j’ai développé  autant dans ma thèse de Kyoshi (imaf kokusai) que dans mon 1er essai de livre (Taikibudo-Une vie, une rencontre) je me permet de le partager avec ceux qui voudraient évoluer dans leur réflexion.

Note : les images sont différentes de l’article original et ne sont là que pour agrémenter la page.

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Jutsu/Do

Différences historiques et philosophiques entre deux formes de pratique…

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Il existe, en Occident, une confusion étonnante en ce qui concerne les «arts martiaux»; que ce soit dans la conversation, la presse ou le cinéma, ce dernier ayant largement contribué à embrouiller les esprits.
Ce sujet m’intéressant particulièrement, je vais tenter, dans la mesure de mes connaissances, qui sont loin d’être exhaustives, de démêler pour vous cet écheveau complexe que représente la multitude d’arts de combat dont on ne sait plus très bien s’ils appartiennent au spectacle, au cirque, au sport, au combat, à l’auto-défense, au théâtre, ou à une philosophie quelconque.

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Je pense qu’il est très important de connaître les grandes différences qui existent entre tous ces arts: par respect historique, tout d’abord, et également pour pouvoir les pratiquer dans l’esprit qu’ils prônent. Pratiquer une discipline dans un esprit contraire à celui pour lequel cette discipline a été créée peut mener à de véritables aberrations. Imaginez un combat de iaido, ou un kata de boxe anglaise.
Parmi la pléthore d’arts de combat que notre société de consommation met à disposition de tout un chacun, il n’est fait aucune différence entre les arts japonais, chinois, coréens, vietnamiens, et j’en passe. Le Kravmaga israélien et la Capoeira brésilienne sont assimilés aux «arts martiaux» tout comme le Sambo russe ou le Pentjak Silat indonésien.
              Connaissant principalement le Japon, j’ai pu constater qu’un art martial est profondément, intimement lié à la culture du pays dont il est issu, et je pense que cet aspect culturel n’est ni développé, ni même considéré, dans les arts martiaux tels qu’ils sont pratiqués de nos jours.

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Comme il serait trop compliqué de parler des arts martiaux en général, je vous demande la permission de me limiter aux arts japonais seulement puisque tel est aujourd’hui notre propos.
Je crois qu’il faut tout d’abord distinguer un art martial d’une discipline martiale. Si l’on utilise les termes adéquats, les formes en jutsu et les formes en do. Le kyujutsu n’est pas le kyudo et vice versa. Pour comprendre cette différence, il faut remonter dans l’histoire du Japon, jusque vers le 17e siècle.
Du 11e au 16e siècle, le Japon a souffert d’une grande quantité de guerres civiles. Chaque Seigneur de guerre était maître en sa province. Le pays entier regorgeait de guerriers en armure et les batailles rangées étaient fréquentes. Au début du 17e siècle, trois Japonais entreprirent l’unification du pays, Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et Ieyasu Tokugawa, dans cet ordre, et non sans problèmes, réussirent à unifier le Japon sous une dictature sévère, mais qui a eu le mérite d’arrêter les effusions de sang.
Cette dictature a duré plus de 250 ans. On la nomme l’ère de Tokugawa, ou encore Edo Jidai (Edo, aujourd’hui Tokyo, devenant la nouvelle capitale de l’Empire du Soleil-Levant). Au début de cette longue période, le grand nombre de guerriers désoeuvrés fut un sérieux problème.
              C’est alors que la pensée zen et le Néoconfucianisme, ainsi que des guerriers particulièrement éclairés réalisèrent un véritable miracle. Ils décidèrent de continuer à s’entraîner comme avant, mais en changeant le but de leur pratique: il ne s’agissait plus de tuer un adversaire, mais de travailler à son propre ego, à son enrichissement personnel. Le sabre qui tue devint le sabre qui donne la vie. Il est évident que cela ne s’est pas fait sur quelques années. Ce fut un long processus avec beaucoup de ratés.
Toutefois, on peut dire que les arts martiaux se terminant en jutsu et qui avaient comme priorité l’efficacité à tout prix se muèrent progressivement en disciplines martiales se terminant en do, qui ont comme priorité le travail sur soi-même, la poursuite d’une quête mentale qui devrait les mener à l’illumination (satori).

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Le passage des formes jutsu en formes do eut comme conséquences, sur le plan technique, beaucoup de changements. Les techniques à haut risque furent bannies, et les autres techniques sensiblement édulcorées, car il s’agissait de ne pas se blesser pour pouvoir pratiquer le plus longtemps possible.
Cependant, les formes en jutsu, donc les arts martiaux, continuèrent d’être pratiquées dans un souci de préservation des techniques ancestrales, et aujourd’hui encore, elles existent dans des écoles traditionnelles, plus fermées que les formes en do, surtout à l’Occident.
              Il faut maintenant faire deux autres distinctions : les arts martiaux classiques (kobujutsu) et les arts martiaux modernes (shinbujutsu), ainsi que les disciplines martiales classiques (kobudo) et les disciplines martiales modernes (shinbudo).
              En ce qui concerne les arts martiaux, la différence est la suivante: dans un art martial classique (avant le 17e siècle), l’ennemi étant en armure, la présence des armes est une constante (sojutsu, naginatajutsu, etc).
De plus, l’adversaire est généralement un guerrier professionnel. Dans les arts martiaux modernes, les formes à mains nues sont courantes, et dans le cas des arts d’arrestation utilisés par la police, par exemple le taihojutsu, l’adversaire est souvent ignorant des arts de combat. En ce qui concerne les armées d’aujourd’hui, la technologie et les armes à feu font qu’un soldat n’a plus obligatoirement un contact visuel et intime avec son adversaire. Sur le plan mental, cela change beaucoup de choses.

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Pour ce qui est des disciplines martiales classiques (kobudo) et modernes (shinbudo), la différence est également importante. Une discipline martiale classique est pratiquée au travers de kata (formes préarrangées) et exclu totalement la compétition sportive.
Elle doit également être antérieure à l’époque Meiji, donc à 1868. Dans les disciplines martiales modernes, les aspects sportif, compétitif, ludique et récréatif sont devenus une priorité absolue, avec tous les débordements que l’on sait. Elles sont généralement issues de la fin du 19e siècle à nos jours. En fait, il ne se passe pas une année sans qu’une nouvelle discipline martiale ne soit créée sous le nom d’art martial.
              En espérant que vous me suivez toujours, je pense qu’il est important de se situer dans une de ces grandes catégories dont je vous ai brossé un portrait un peu simpliste, car chacune d’entre elles propose un travail différent qui correspond à un besoin spécifique.
Malheureusement, nombres d’enseignants occidentaux ne sont pas très au clair de ce qu’ils tentent de promouvoir au travers de l’art qu’ils enseignent, et leurs élèves n’ont d’autre choix que de les suivre là où ils les emmènent.
              J’aimerais terminer en donnant mon point de vue d’Européen en ce qui concerne les disciplines et arts martiaux japonais. Tout d’abord, je ressens une reconnaissance infinie à la culture japonaise qui a donné au monde entier une telle méthode d’entraînement du corps et de l’esprit, dans des arts d’une rare élégance. Il y a en effet partout dans le monde des dojo, et les pratiquants de bujutsu et de budo se comptent par dizaines de millions d’hommes, de femmes, et surtout d’enfants.
              En tant qu’Européen, je pense que le devoir prioritaire des pratiquants non-Japonais est de rechercher dans ces arts les valeurs humaines universelles qui s’y trouvent à foison, telles que le courage, la bienveillance, la constance, l’harmonie, l’élégance, l’honnêteté, le respect du lieu et de l’adversaire, la connaissance du corps et de l’esprit, le contrôle des émotions, la dignité, et j’en passe. Toutes ces valeurs sont universellement appréciées, et par notre pratique sérieuse et régulière, nous pensons contribuer à les propager par le biais sublime des disciplines et arts martiaux japonais pour que le monde soit plus paisible et plus responsable.

Pascal Krieger

“le vrai sensei est celui qui grandit en faisant grandir les autres”

 

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Un livre de Julien BOUCHER

100 citations de maîtres et fondateurs d’arts martiaux

Un livre de citations à avoir absolument dans sa budothèque

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de belles photos et de belles citations pour méditer sur le sens de votre pratique

Vous pouvez vous le procurer à cette adresse

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Mais je peux vous le commander également sans supplément
(pour les membres du cama-taikibudo)

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et un grand merci à l’auteur pour ce clin d’œil

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Contact

Hagakure

Hagakure 

Certains d’entre vous ont peut-être déjà lu ce livre “HAGAKURE” Le livre secret des Samouraïs.

Il est facile à lire et en fait correspond à un recueil de pensées avec des extraits d’un ouvrage colossale sur “le devoir du Samouraï”

En fait, ces maximes sont toujours d’actualité si l’on prend la peine de lire entre les lignes et peuvent correspondre à bien d’autres études comportementales pour son évolution personnelle.

Il est le livre de chevet de certains hommes d’envergures parfois sans aucun lien avec les arts martiaux qui peuvent y puiser des principes fondamentaux pour mener à bien leur entreprise et se faire respecter de leur entourage en bonne harmonie.

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En voici trois petits extraits qui me semblent intéressant pour notre évolution personnelle :

Celui qui a peu de connaissances devient vite prétentieux et se délecte à l’idée d’être considéré comme un homme compétent.

Ceux qui vantent leurs talents et s’estiment supérieurs à leurs contemporains seront inévitablement punis par quelque manifestation du ciel.

Un homme qui ne sait pas se faire apprécier des autres ne sera d’aucune utilité à personne malgré sa haute compétence. Celui qui travaille âprement et sait rester modeste, qui se réjouit de la position subordonnée qu’il occupe tout en respectant ses pairs, sera grandement estimé.

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Si vous désirez vous parfaire, le meilleur moyen pour y parvenir est de solliciter l’opinion des autres et de rechercher leurs critiques.

La plupart des gens tentent de se perfectionner en se fiant à leur seule faculté d’appréciation. Le seul résultat qu’ils obtiennent est de ne pas faire de progrès significatifs …

Les hommes qui recherchent les critiques des autres sont déjà supérieurs à la plupart.

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Nakano Jinémon avait coutume de dire : "un homme qui ne sert son maître que s’il est traité avec bonté, n’est pas un Samouraï. Celui qui le sert quand il est dur et déraisonnable est un Samouraï. Vous devez vous imprégner de ce principe".

Hagakure 2 

Ceinture noire & blanche

“Si tu cherches encore cette personne qui va changer ta vie,
regarde-toi dans le miroir”

Denislogocouleur

Bushido

Il suffit de se rendre sur internet pour avoir des tonnes d’informations à ce sujet, en voici un exemple qui me semble intéressant et compréhensible sans avoir fait des études supérieures.

Le code d’honneur en ce qui nous concerne de nos jours se résume plutôt et souvent à cela :

“Les arts martiaux commencent par la gratitude et finissent souvent par l’ingratitude”

Cette phrase de Minoru Mochizuki reprise par Claude Falourd est tellement vrai et à en croire leur histoire, il est clair qu’ils ont pu en prendre toute la mesure. à développer ……..

J’espère que cet article sera lu par le plus grand nombre et surtout par ceux qui n’ont aucune reconnaissance envers les “anciens” qui ont su prendre de leur temps et de leur peine parfois même de leur argent pour rendre service, faire grandir des pratiquants qui après coup vous font comprendre qu’ils ne doivent rien à personne; il en va ainsi de la vie, mais rassurez vous il y a des exceptions ……..enfin, j’y crois encore!

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Bushido

La Philosophie de la Voie des Arts Martiaux

Le Bushido est le code éthique et moral des samouraï, la classe guerrière du Japon ancien. Créé comme un code de comportement par les guerriers des premiers temps, qui vivaient dans un état de guerre permanent, le Bushido règle la vie entière d’un Samouraï. Les préceptes éthiques et moraux du Bushido ont été affinés puis énoncés pendant les années paisibles de l’ère Tokugawa (1603- 1878). A cette époque, le Bushido, qui fut pendant longtemps dévoué à la guerre, commença a être consacré à l’accomplissement de la Paix.

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L’esprit du Bushido se réalise dans la bienveillance, le courage, l’honneur, et dans un dévouement pour l ‘humanité. Dans le japon féodal, les Samouraï étaient les gardiens de la paix et de la sécurité; il était de leur devoir de maintenir la justice et de protéger les innocents. Dans l’accomplissement de leur devoir , les samouraï étaient tenus de faire des jugements raisonnables, d’une façon décidée et responsable, en matière de conduite des affaires. Le Bushido a enseigné aux samouraï la pratique de la compassion comme la lumière à suivre au service de la communauté. De plus, parce qu’ils acceptaient leur propre mort, les samouraï étaient capables de conserver un calme stoïque face au danger. Ayant déjà vaincu leurs peurs les plus profondes, les Samouraï pouvaient faire face à l’inconnu avec un cœur constant et sûr .La capacité de comprendre quand il est correct de vivre et quand il est correct de mourir requiert un état d’esprit connu dans la pratique du Zen comme "l’esprit sans esprit". Celui-ci est la pierre angulaire du Bushido.

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Le Bushido n’est pas seulement le code des anciens samouraï, c’est aussi le cœur du Budo moderne. La sagesse, la bienveillance et le courage sont requis dans toutes les formes de Budo authentique. A la différence du sportif, le pratiquant du Budo doit s’entraîner comme s’il faisait face à la mort à chaque séance.

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L’esprit du Bushido peut être perçu pendant la pratique au Dojo. Les disciples du Budo s’entraînent afin d’atteindre l’ efficacité maximale dans l’usage de leur énergie et de contribuer au bien-être mutuel et à l’intérêt de leur environnement. Respect pour ses anciens, compassion pour les plus jeunes et discipline dans l’entraînement sont les signes visibles de l’esprit du Bushido à l’œuvre dans le Dojo. Cependant, le Bushido, la pratique du Budo, n’est pas limité au Dojo. Il doit s’intégrer et s’appliquer à chaque aspect de la vie. Le vrai Bushido se réalise à travers la considération pour ses semblables, la dévouement à l’honneur , et finalement par la contribution à la communauté.

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“Apprend la sagesse dans la sottise des autres”

Denislogocouleur

Comportements

Suite à l’article sur la reconnaissance notre ami Daniel CABANNE nous soumet un article intéressant que je m’empresse de poster en l’agrémentant de quelques réflexions imagées.

Comportements dans la société et les Arts Martiaux traditionnels.

Il est banal de dire que le monde change. Chacun de nous s’en aperçoit. Ces transformations s’accomplissant de plus en plus rapidement, nous avons des difficultés, pour les plus anciens du moins, à les suivre et à nous adapter, du fait même qu’ils n’affectent pas seulement le secteur technologique, mais aussi les mentalités. Les rapports entre les gens ont aussi évolué, de manière positive, sous certains aspect, mais également, hélas, de façon parfois négative.

 

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Sur ces divers points, j’ai été le témoin, en tant qu’ancien professeur de l’Education Nationale, du non-respect des règles régissant les rapports maître élève au sein des établissements scolaires. Je m’empresse de préciser que ce triste constat ne concerne la plupart du temps qu’une minorité d’élèves, généralement issus de milieux défavorisés. Mais, je n’irai pas plus avant, dans l’analyse de ces changements dans la société en général et donc aussi dans le monde scolaire en particulier, depuis déjà quelques années, car ce n’est pas le but de mon exposé.

 

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Ce manque de respect des autres se retrouve fréquemment dans tous les secteurs de l’activité humaine : dans les familles, au bureau, à l’usine, chez les artistes, etc… Le milieu sportif ne coupe pas à la règle. Cela est d’autant plus visible si le sport est très médiatisé, car tout scandale est vite exploité par les médias. Cela crée de l’audience.
Bref, nous ne sommes pas prêts de voir s’améliorer ces comportements affligeants.

Mais, ce qui me choque particulièrement, en tant que pratiquant d’Arts Martiaux, c’est le comportement de certains entraîneurs, que nous ne pouvons comparer, dans ce cas, à ces senseïs que nous rencontrons parfois dans des Clubs d’Arts Martiaux Traditionnels. Cette catégorie, précédemment citée, que je qualifierai d’entraîneurs de sport de combat et non d’un Art Martial, manque souvent d’humilité, parle ostensiblement de leur prétendu haut niveau, s’exprime trop souvent avec un manque de tact évident, rabaisse leurs propres pratiquants et à l’occasion ceux des autres Clubs. Il est arrivé que des budokas soient démarchés par un entraîneur venant d’un Club voisin, du même genre que ceux dont nous venons de parler, qui après avoir discrètement, sans y être invité, assisté à leur cours leur avait tenu les propos suivants : " Compte-tenu de votre faible niveau, vous n’êtes pas prêts d’obtenir votre ceinture noire ". Ce soi-disant haut gradé, puisqu’il s’est présenté ainsi, aurait même dit : " Un Club d’Arts Martiaux sans compétitions, c’est absurde ". Ajoutant que s’il connaissait leurs enseignants, ils les inviteraient à assister à un stage. Ce qui peut sous-entendre : " Vous en apprendrez plus avec moi ! ".
Quel fat ! Comment peut-on faire preuve d’autant de bêtise et de prétention, car en formant nos élèves nous en apprenons aussi à travers eux ! Ce qui est étonnant, à mes yeux, c’est de tenir des propos aussi délirants et aussi peu respectueux des autres ! Tout pratiquant expérimenté sait que les Clubs d’Arts Martiaux Traditionnels ne font en général pas de compétition. De plus, porter un jugement péremptoire sur des pratiquants dont on ne connaît quasiment rien, ne reflète pas un entraîneur, digne de ce nom, qui réfléchit.

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Où est la pédagogie dans tout cela ? En outre, un Senseï doit toujours être mesuré dans ses déclarations. Il doit faire preuve de modestie, de respect des autres. Il doit savoir encourager ses élèves. Retenons les paroles prononcées par O Senseï Gichin Funakoshi

" Quelle est l’utilité d’un Homme fort sans philosophie ! et " La formation de l’Homme passe avant la technique "

Les Arts Martiaux Traditionnels sont ouverts à tout le monde : petits ou grands, forts ou faibles, jeunes ou retraités, malades ( avec accord médical ),…Ils ne sont pas réservés à une soi-disant " élite ". Nous ne sommes plus au temps des samouraïs. Un Art Martial peut être pratiqué dans un sens éducatif et d’épanouissement personnel, au même titre que toute autre activité éducative et formatrice de l’Homme.

 

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Nous ne sommes pas dans le sport et la compétition, tous deux respectables et formateurs. Nous ne sommes pas, sans cesse obligés, d’être dans la confrontation ou la compétition. Laissons le choix à chacun. Respectons les avis des uns et des autres, tant qu’ils ne portent pas préjudices à la collectivité. Ne soyons pas sectaires. Ne gardons pas non plus de rancune envers ceux qui tiennent des propos outranciers, car ce comportement cache quelque part un manque de confiance en soi.

Article soumis par notre ami Daniel CABANNE.

Denislogocouleur