Pour ou contre les compétitions

Mes amis que d’émotions !
Pour répondre au commentaire de Renaud, oui j’ai bien nommé Renaud; le seul, l’unique, je ne vois qu’une issue …….. la photo préhistorique et comme il le dit si bien, aucune nostalgie que du bon souvenir malgré "les quelques unes de tordues" Merci mon ami "pour toujours".
Et merci au Senseï et ami PYC (un des derniers dinosaures à fouler le tatami" de suivre tout cela de très près.

Olivier S., Franck C., Denis M., Sébastien A.
Renaud M., Angélique P., Yann S.

Article remis en tête de liste car il a suscité un intérêt particulier pour un ancien de l’école , cité par ailleurs à la fin de ce présent article.

Vu qu’il a laissé un commentaire élogieux sur les bons souvenirs de notre groupe, il se devait d’être à l’honneur, j’ai nommé :

Denis MIGUET

 

Toujours un réel plaisir de savoir que des anciens élèves gardent un bon souvenir de leur passage au TAIKIBUDO

Merci pour ton article, mon ami le vagabond

SOURIGNA

Lors de la remise du shodan (2e en partant de la gauche)

Ce dernier message répond à l’article "un pas de plus" mais je le note ici car il concerne également cet article avec des éloges sur la vidéo Kenpo de Pierre-Yves C. et de Denis M. et surtout il émane d’un pratiquant pour qui j’ai la plus haute estime et qui par le passé à prouvé que l’étude traditionnelle n’était nullement incompatible avec la notion d’efficacité. Il a eu le cran de participer à la nuit des gladiateurs (combat libre) que du bon souvenir, discrétion et efficacité le caractérise.

Merci à toi Fabrice

A droite sur la photo à coté de Frédéric

Son commentaire :
Je tenais à féliciter Sensei Denis pour sa nouvelle "performance", sa conception de l’exemple, sa conception de la reconnaissance et de la considération, sa simplicité simple et efficace….on vit dans un monde tellement farfelu où on tente d’expliquer que le MMA, outre de voler des adhérents aux cercles d’arts martiaux traditionnels, est la référence suprême des arts martiaux qu’on en oublie les vrais chemins. Cet article et ces souvenirs montrent bien la différence entre les sports de combats (que tout le monde a bien le droit de pratiquer) et les arts martiaux (est-il utile de préciser traditionnels ? De nos jours, il semblerait malheureusement que si !). Si on regarde le randori libre entre-aide de PYC et Denis M, c’est sûr, il n’y a ni ko ni sang mais qu’est-ce que c’est beau et gracieux ! Pour conclure, je buvais tranquillement mon café l’autre jour et à un brevet d’état de judo m’expliquait qu’il était normal de miser à fond sur le Ju-Jutsu-Mma et qu’on proposait même des formations rapides pour devenir formateur et ouvrir des clubs ; j’ai simplement pensé à Jigoro Kano et à Denis G, j’ai fini mon café, j’ai posé ma tasse calmement en expliquant posément que je n’avais plus 20 ans mais que même si j’avais eu 20 ans…puis j’ai payé. Bonne continuation à tous pratiquants du Tai-Ki-Budo !

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Pour ou contre les compétitions :

Il ne s’agit pas d’avoir une position négative ou positive par rapport à cette question.

Chacun doit pouvoir s’exprimer par rapport à ses convictions. Mais il est clair que tout pratiquants de notre école doit respecter dans le fond et dans la forme l’état d’esprit qui en fait sa spécificité.

Le terme compétition étant représentatif (dans les sports de combat) d’une confrontation entre deux adversaires au chacun essaie de "détruire" l’autre, même si cela se termine par une accolade hypocrite le plus souvent à l’initiative du vainqueur.
Ce terme sera remplacé par celui de rencontre où la notion d’élitisme ne doit en aucun cas apparaître et où le terme adversaire sera remplacé par celui de partenaires car nous ne le répèterons jamais assez, construire à nos yeux est plus importants que détruire, et pour construire il faut cette notion d’entraide qui est omniprésente dans notre école.

Mais attention à ne pas tomber dans l’extrême, car aider à progresser c’est parfois ne pas accepter l’intention de son partenaire pour savoir s’il est capable de saisir l’opportunité de contourner ce refus à son avantage. En conclusion on peut dire que le combat en Taikibudo ressemble plus à un jeu "sérieux" de questions / réponses qui amènera le pratiquant à pouvoir évoluer dans la communication et cela également en dehors de son statut de budoka.

Réflexion:

Pourquoi passer des heures, des jours, des années à étudier de nombreuses possibilités techniques si lors des "compétitions" l’on ne se sert que d’une seule; cela suffit pour être champion certes, mais cela peut paraître du temps perdu.
Pourquoi de même passé beaucoup de temps à respecter une forme technique un style si lors d’une rencontre l’on voit des évolutions qui s’ont susceptibles d’être exécutés par le non-pratiquant (tout le monde peut frapper, faire tomber).

Pourquoi perdre du son temps à épiloguer sur l’état d’esprit d’un budo (l’art d’arrêter les conflits) si lors d’une rencontre; soit le pratiquant soit l’entraîneur exprime sa défaite d’une façon incompatible avec cet état d’esprit.

C’est pourquoi dans nos rencontres, l’éventail technique (GHI) la forme et le style (TAI) ainsi que l’état d’esprit (SHIN) sont d’une grande importance.

Rencontre "efficacité technique"

Dans notre école, une priorité; la santé. Aussi nous semble-t-il utile que l’intégrité physique des pratiquants soit assurée tout en permettant des échanges réalistes empreintes du style technique et de l’état d’esprit du TAIKIBUDO. Quand on parle d’efficacité technique, on donne bien sûr une priorité à la qualité du geste et à son aboutissement c’est à dire la touche pour ce qui est des percussions, le déséquilibre pour ce qui est des projections ainsi que la maîtrise au sol pour les différentes immobilisations.

Les mots ont leur importance, ainsi si l’on parle de touche cela doit être très différent de la frappe; on touche le partenaire pour lui faire comprendre qu’il y a une faille dans sa défense et à aucun moment il n’y a de recherche de sonner l’adversaire. Et même plus, la touche non technique sera sanctionnée par le juge. Il en est de même pour les projections qui ne doivent pas être tentées à tout prix en force sans notion de déséquilibre.

Pour finir les immobilisations au sol doivent se faire à la suite immédiate de la projection faute de quoi l’arbitre arrêtera l’échange afin qu’il ne devienne pas une confrontation physique de corps à corps en force.

Des protections légères sont indispensables afin de pouvoir toucher le partenaire sans risque ainsi que de pouvoir se protéger d’une technique accidentellement trop appuyée. Toutes ces notions d’efficacité technique sont bien sûr applicables pour toutes les armes adaptées à cet effet.

Être efficace par la technique mais être respectueux de son partenaire ainsi que de la forme technique de notre école voilà qui demande un état d’esprit spécifique et devra en permanence être analysée par les différents juges et arbitres afin que l’image du combattant pacifique de l’école taikikan soit une réalité. Les échanges de ces rencontres doivent respecter les règles de sécurité comme stipulé dans le règlement d’arbitrage; les juges et arbitres doivent être qualifiés afin d’apprécier la qualité des prestations.

Ci dessous, démonstration historique, mais toujours d’actualité de ce que peut représenter le randori efficacité technique avec tous les critères citées plus haut.
Bien sûr il s’agit la de démonstration entre partenaires et les acteurs sont jeunes et sportifs mais en dehors des prouesses physiques évidentes, tous les paramètres sont présents; rythme,  opportunité, timing, cohérence, partage, respect.

A noter que le vécu de senseï PYC n’est pas que théorique, preuve en est (à méditer)

Ne cherchez pas la qualité de la vidéo (récupération sur de vieilles VHS), appréciez simplement l’échange technique.
Pour la pub finale, la gratuité à un prix, merci d’être indulgent.

A rappeler que pour faire un bon travail technique, il faut un bon partenaire et Denis Miguet en était un; très représentatif de notre école car il savait s’adapter à différentes directions que proposait le club et son RT. Preuve en est que seul on ne va pas loin tout au moins pour ce travail. J’ai toujours grand plaisir à voir, entendre ou lire des nouvelles des membres de ce groupe dont PYC fait état dans son commentaire (Merci) et que je vois toujours pour la plupart. Preuve en est également que le RT (moi-même) de ce groupe était et est toujours d’ailleurs très ouvert sur les différentes orientations martiales que veulent emprunter les pratiquants car il sait que toutes expériences font avancer sur le chemin du Taikibudo (pour ceux qui continuent bien sur) et pour les autres cela restera toujours un enrichissement dans la vie en générale.

La connaissance s’acquiert par l’étude ; la sagesse, par l’observation.